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Beti Ellerson / Les professionnelles africaines du cinéma    619

          et de la télévision reste sélectif, discriminatoire et minimal !
            Pourtant, en 1991, les femmes africaines professionnelles du cinéma, de
          la télévision et de la vidéo ont décidé de se réunir afin d’échanger leurs
          points de vue, de créer un cadre de libre expression, d’élaborer un pro-
          gramme d’action pour accélérer leur intégration à tous les niveaux du pro-
          cessus de reproduction du cinéma et de la télévision.
            Un demi-siècle après la naissance du cinéma, un quart de siècle après
          celle de la télévision, une cinquantaine de femmes venues de diverses ré-
          gions du continent, 50 femmes d’horizons politiques, religieux et philoso-
          phiques différents se sont unies au nom de leurs exigences professionnelles
          pour exprimer leur volonté de lutte sans faille et de faire valoir leur vision
          féminine du monde, d’avoir une position de contrôle sur leurs images.
            Elles ont décidé de mettre en place un groupe de travail, un programme
          d’action, afin de poursuivre l’action de quelques pionnières isolées pour
          qu’à l’avenir, en l’an 2000, elles soient 10, 50, 100, 1000 et plus dans les
          métiers du cinéma et de la télévision
            Ils ont fait appel aux organismes de financement et de commande du Sud
          et du Nord, aux institutions et aux associations pour qu’ils apportent leur sou-
          tien actif, constructif et collaboratif au développement de leurs projets.
            Elles savent qu’une mobilisation de fonds, de ressources humaines, du
          Sud et du Nord, et surtout la détermination, l’initiative et la responsabilité
          des femmes peuvent aider à surmonter les obstacles.
            Le panel de travail est composé des membres suivants : Aminata Oué-
          draogo (Burkina Faso), réalisatrice-productrice; Grace Kanyua (Kenya),
          réalisatrice-productrice; Juanita Ageh-Waterman (Nigeria/Londres), ac-
          trice;  Alexandra  Akoto  Duah  (Ghana), actrice;  Seipati  Bulane-Hopa
          (Afrique  du Sud), réalisatrice-distributrice;  Chantal  Bagilishya
          (Rwanda/Paris), distributrice; Rose-Elise Mengue-Bekale (Gabon), mon-
          teuse; et Kahena Attia (Tunisie), éditeur.

            Femmes et Média en Afrique, 1992, Association des femmes afri-
          caines pour la recherche et le développement (AAWORD).
            Le texte suivant est extrait de l’introduction d’Ayesha Imam:


            Les rapports de recherche contenus dans cette publication sont des pro-
         duits du groupe de travail sur les femmes et les médias en Afrique de l’As-
         sociation des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement
         (AAWORD). Les études sur les femmes et les médias de masse dans le
         monde indiquent une uniformité remarquable dans le traitement des femmes
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