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                Par ailleurs, le Groupe de Travail Femmes élaborera prochainement un
             projet de lignes directrices pour les professionnels africains du cinéma, de
             la télévision et de la vidéo, femmes et hommes, qui sera soumis à la FE-
             PACI.
                La demande du groupe de travail à la FEPACI est de fournir un soutien
             matériel et logistique pour la première réunion du bureau provisoire qui se
             tiendra dans les six mois, afin de formuler les actions constitutives de l’as-
             sociation. Cette démarche est jugée nécessaire car, au niveau régional et in-
             ternational, la  capacité  du  bureau à  réaliser  des tâches  concrètes  a  été
             sérieusement entravée par le manque de moyens et les difficultés de com-
             munication.
                Une étude de faisabilité concernant les plans d’organisation de la ren-
             contre sera envoyée à la FEPACI dans les prochaines semaines.
                Guidés  par  la même idée, à savoir  le développement  de l’Afrique  par
             l’image en mouvement, nous espérons pouvoir compter sur votre solidarité.

                Atelier : «Voix et perspectives des femmes en Afrique aujourd’hui».

                L’atelier «Voix et perspectives des femmes en Afrique aujourd’hui» s’est tenu
             le 28 février 1995 à Ouagadougou sous l’égide de la FEPACI dans le cadre de la
             40ème édition du FESPACO. Voici un résumé des travaux.

                En introduisant les travaux de l’atelier, le Secrétaire Général de la FE-
             PACI, M. Gaston J.M Kaboré, a cerné le sujet sous un angle nouveau, à
             savoir: sonder la conscience et l’inconscient collectif sur le rôle de la femme
             dans nos sociétés actuelles.
                Il a proposé un examen de l’état d’esprit, qui a été immédiatement mené
             par la  ministre  Akila  Belembaogo  qui a interpellé  les hommes et  les
             femmes sur leurs responsabilités collectives.
                Tout en reconnaissant l’autonomisation des femmes africaines, elle sou-
             haite que leur importance numérique ne soit pas réduite à une question de
             statistiques. Les résultats doivent se refléter dans leurs activités, dans leur
             participation effective aux programmes intégrés de développement.
                Après un consensus, il a été jugé nécessaire d’accorder les mots et les
             actions, de mettre en évidence les perspectives et les voix des femmes.
             L’atelier a approfondi une série de points cruciaux qui avaient fait l’objet
             de discussions fructueuses.
                A son tour, avec un sens particulier de l’analyse, Mme Tanella Boni a dé-
             crit la position de la femme dans nos sociétés contemporaines. Se produisant
             dans un espace confiné, elle se présente comme «un gâteau à adorer» de tous
             côtés.
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