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Beti Ellerson / Les professionnelles africaines du cinéma 623
L’atelier a donc encouragé les femmes africaines à s’investir dans le do-
maine de l’audiovisuel en ayant une approche critique de leur rôle. Celui-
ci doit consister à s’interroger sur les réelles vertus de nos traditions et à
contribuer à la création d’une nouvelle société pour les générations à venir.
Si les femmes africaines aiment être vues sur les écrans, si elles aiment être
filmées, leur absence derrière la caméra est encore plus flagrante. Et l’Ate-
lier les encourage à se former professionnellement dans ce secteur afin de
se tailler un espace sur la chaîne de création, de production et de distribu-
tion. Enfin, les participants à l’Atelier ont appelé les hommes et les femmes
à s’unir dans leurs efforts pour surmonter les problèmes structurels qui pla-
cent l’Afrique à la périphérie de l’histoire audiovisuelle.
Union Panafricaine des Femmes de l’Image en mouvement (UPAFI,
Pan-African Union of Women of the Moving Image)
La constitution et les statuts sont adoptés lors de la réunion tenue du 25 février
au 4 mars 1995 à Ouagadougou, Burkina Faso. On y trouve les articles 5 et 6 de
la constitution.
Article 5
Les buts de la fédération sont :
a) de regrouper toutes les femmes africaines de l’image animée, sans
distinction de race ou de croyance religieuse;
b) de se consacrer au développement de la culture cinématographique
et à la promotion des films réalisés par les femmes; à l’amélioration de
l’image de la femme africaine, à la valorisation de la femme africaine dans
l’industrie cinématographique, à la promotion du cinéma africain et à son
insertion dans les domaines de l’éducation au renforcement de l’indépen-
dance sociale, économique et culturelle du peuple africain;
c) promouvoir l’esprit de solidarité entre les femmes africaines profes-
sionnelles du cinéma, afin qu’ensemble, elles défendent leurs intérêts mo-
raux, professionnels et politiques;
d) aider à l’établissement et à l’amélioration des infrastructures tech-
niques en Afrique telles que les laboratoires, les installations de montage,
studios de son, etc., et promouvoir l’utilisation de l’infrastructure déjà dis-
ponible dans certains pays africains par des négociations visant à obtenir
des droits spéciaux et des crédits en vue de stimuler la production cinéma-
tographique en Afrique ;
e) participer efficacement et aider à l’organisation d’événements inter-

