Page 19 - Hors-Série 23
P. 19

  pulmonaires, ou bien sur le visage ou toute autre par- tie de la peau pour lutter contre les problèmes cuta- nés.
• En macération : dans une bouteille d’huile d’olive, introduisez des feuilles. Laissez plusieurs jours au soleil. Massez les jambes en cas d’ulcères variqueux ainsi que tout autre problème de peau.
Pour ceux qui n’aiment pas les tisanes, la bardane existe aussi (seule ou en association avec d’autres plantes) en gélules ou en extraits liquides. Vous pouvez, par exemple, trouver des ampoules associant bardane et pensée sauvage.
Basilic | Ocimum basilicum
C’est de la lointaine Inde que nous est arrivée cette plante aux belles feuilles vertes et petites fleurs blanches, si par- fumée... Depuis des siècles, elle s’est acclimatée dans le Sud de la France où on la cultive à grande échelle. Elle occupe désormais une place de choix dans la cuisine du Midi. Très fragile, le basilic s’emploie frais, ou bien conservé dans de l’huile d’olive.
À la fois activateur de la digestion, antispasmodique et calmant, le basilic peut être considéré comme un véri- table tranquillisant naturel. On le conseille à ce titre en cas de nervosité, digestion difficile, maux d’estomac, in- somnies, vertiges, migraines, angoisses, surmenage intel- lectuel, goutte et infections intestinales.
• Dans la cuisine : aux beaux jours, vous en trouverez sur les marchés et il ne faut pas hésiter à en émin- cer quelques feuilles sur vos tomates et vos salades. Comme il perd très vite ses qualités et son arôme, mieux vaut ne pas le conserver trop longtemps et, surtout, le mettre dans un vase ou un verre, comme un bouquet de fleurs, en recoupant les tiges chaque jour.
• En infusion : c’est tout simple, placez 3 ou 4 feuilles au fond d’une tasse, couvrez d’eau frémissante et lais- sez infuser à peine 5 minutes avant de boire. Le mieux est d’en prendre 1 tasse après chaque repas.
• Sous forme d’huile essentielle : on en met 2 à 3 gouttes dans 1 cuillerée à café de miel à diluer dans de l’eau chaude ou une tisane en fin de repas.
• Le vin de basilic : mettez 1 poignée de feuilles fraîches
• •
dans 75 cl de bon vin rouge. Laissez macérer 3 jours, puis filtrez en exprimant bien les sucs des feuilles. Ajoutez 3 à 4 cuillerées à soupe de sucre roux ou 3 à 4 cuillerées à café de miel. Remettez en bouteille. Prenez-en un verre à liqueur après les repas.
Le suc de feuilles fraîches peut aussi être utilisé, pla- cé à raison de quelques gouttes dans le conduit audi- tif, pour apaiser les inflammations des oreilles.
La poudre de feuille séchée, prisée comme on le fai- sait jadis couramment avec le tabac, fut conseillée en cas de perte d’odorat liée à un rhume de cerveau. Elle provoque alors des éternuements salutaires.
Bouillon-blanc | Verbascum thapsus
  Appelé également molène, herbe de Saint-Fiacre, herbe à bonhomme, blanc de mai ou cierge de Notre-Dame, le bouillon-blanc est une plante très commune qui pousse dans les terres incultes, les talus, les fossés en plaine et en moyenne montagne. Vous l’avez certainement déjà rencontré. Il se reconnaît à sa grosse tige rigide en forme de cierge, garnie dans sa partie supérieure de fleurs jaune pâle, serrées autour d’elle en gros épis compacts et velus. Les fleurs, et plus spécialement les corolles qui se détachent facilement du calice, se récoltent pendant tout l’été, dès qu’elles sont épanouies. Il faut les faire sécher ra- pidement et les conserver à l’abri de l’humidité pour leur éviter de noircir.
C’est au Moyen Âge que l’on a commencé à employer les fleurs de bouillon-blanc pour soigner coups de froid, toux et autres maux de gorge. À l’époque, on les utilisait même contre les affections aiguës du tube intestinal et des voies urinaires (diarrhées, colites, etc.). Au début du siècle der- nier, le docteur Leclerc déclarait : « J’ai vu plus d’un vieil asthmatique soulagé par l’usage d’une infusion de fleurs de bouillon-blanc qui paraît exercer une légère action narcotique. » Il en recommandait l’usage dans le traite- ment des problèmes aigus et chroniques des bronches. À juste titre, puisqu’on sait aujourd’hui que ces fleurs qui font partie des fleurs pectorales (au nombre de sept : pied-de-chat, coquelicot, mauve, violette, guimauve, tus- silage et bouillon-blanc) sont particulièrement indiquées
Rebelle-Santé Hors-Série n° 23 │ 19
 
















































































   17   18   19   20   21