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dans l’organisme humain. L’écorce fraîche est vomitive, mais non laxative. Les baies sont toxiques. Par précau- tion, les femmes enceintes ou allaitantes et les jeunes enfants doivent s’abstenir de prendre de la bourdaine. Et, d’une façon générale, il ne faut jamais utiliser de façon prolongée de laxatif, quel qu’il soit.
• Décoction légère : 2 cuillerées d’aubier sec (environ 5 g) pour 1⁄2 litre d’eau : laissez bouillir 5 minutes puis filtrez. Buvez 1 tasse le matin à jeun et 1 tasse le soir. Pour lutter contre les insuffisances hépatobiliaires, l’herpès, la toux grasse ou les problèmes de rate. À cette dose, la bourdaine peut être prise en cure de 20 jours.
• Macération-décoction : 4 cuillerées d’aubier sec (envi- ron 10 g) pour 1⁄2 litre d’eau : faites bouillir 10 minutes, puis laissez macérer longtemps (au moins 6 heures). Buvez une bonne tasse au coucher : le déblocage a lieu le lendemain matin. À cette concentration, la bour- daine ne doit être prise que ponctuellement.
• Teinture-mère : 20 gouttes 2 fois par jour, à jeun pour lutter contre la constipation, l’herpès, l’insuffisance hépato-biliaire.
• Gélules, spécialités pharmaceutiques... : suivez les indications sur la notice.
Usage externe
• Teinture-mère : diluez une cuillerée à café dans un verre d’eau et imbibez-en des compresses à appliquer sur l’herpès labial, les dartres, les hémorroïdes.
• Macération-décoction : en compresses en cas d’ul- cères, herpès labial, dartres, hémorroïdes, gale, teigne. • Recette antigale : diluez une cuillerée à café de forte décoction dans un verre de vinaigre et imbibez-en des compresses. Appliquez sur les zones de peau abî- mée et laissez agir 1 à 2 heures, ou bien passez une compresse imbibée sur les zones qui démangent et
laissez sécher à l’air libre.
Bourrache | Borrago officinalis
La bourrache a longtemps été consommée sous forme de salade. Elle est aujourd’hui considérée comme une plante médicinale majeure grâce à l’huile extraite de ses graines.
En lisière de forêt, sur les bords des chemins, dans les décombres, fleurissent des petites fleurs bleues aux cinq pétales en étoile, souvent cachées par des feuilles poilues de couleur vert sombre. Très riche en mucilage, substance qui devient visqueuse dans le tube digestif et favorise le transit intestinal, la bourrache concentre ses principes actifs dans les fleurs et les feuilles au moment de la florai- son, de mai à septembre.
L’huile de bourrache présente des qualités exception- nelles avec des indications légèrement différentes de celles de la plante fraîche. Elle est conseillée aussi bien en interne qu’en externe pour lutter contre les irrégularités du cycle féminin, les douleurs prémenstruelles, les pro- blèmes cutanés dont l’eczéma, les rides ou les vergetures. En interne, prenez 2 à 3 capsules par jour, par cure de 3 semaines, et selon les indications du fabricant. Pour l’utilisation en externe, il suffit de crever deux capsules et d’en étaler l’huile sur la peau.
La plante est aussi adoucissante, dépurative, diurétique et laxative. On l’utilise en cas de cheveux ou ongles ternes, cassants, fragiles, cycles féminins irréguliers ou doulou- reux, problèmes gastriques ou digestifs, constipation, infections urinaires et troubles rénaux,
• Tisane de fleurs fraîches : 50 g pour 1 litre d’eau à laisser infuser 3 minutes maximum afin que la bois- son garde sa jolie couleur bleue et toutes ses proprié- tés. Buvez une tasse après chaque repas.
• Tisane de fleurs sèches : 1 cuillerée à café par tasse, infusée rapidement.
• Dans le vin : ajouter des feuilles et des fleurs fraîches à un bon petit vin lui donne encore meilleur goût et permet (à doses raisonnables) de profiter des bien- faits de la bourrache.
• Les cataplasmes : il suffit, soit de faire une décoction de feuilles de bourrache (100 g pour 1 litre d’eau) à mettre sur une compresse, soit d’écraser les feuilles au rouleau à pâtisserie et d’étaler sur la peau. Pour cal- mer les démangeaisons, lutter contre l’eczéma ou les ulcères variqueux.
• L’huile de bourrache : c’est la forme conseillée pour les « troubles féminins » ainsi que pour les problèmes de peau, d’ongles et de cheveux.
Bourse-à-pasteur | Capsella bursa-pastoris La bourse-à-pasteur est une plante de taille moyenne. Une tige, sortant d’une sorte de pissenlit velu, s’élance, se par- tage en plusieurs autres tiges portant des petites feuilles en forme de lance, tend quelques cœurs et se termine par une modeste inflorescence blanche. Des côtes méditerra- néennes aux steppes asiatiques, on la trouve partout : sur le bord des chemins, dans les jardins, dans les champs. On la cueille toute l’année, mais de préférence de fin mai
Rebelle-Santé Hors-Série n° 23 │ 21