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à septembre. On coupe la racine et on fait sécher la plante entière (tige, feuilles, fleurs et fruits) à l’ombre.
La bourse-à-pasteur contient de très nombreux prin- cipes actifs dont la vitamine K et un peptide qui lui donnent des propriétés hémostatiques et cicatrisantes remarquables, au point que cette plante fut utilisée pour soigner les blessés durant la Grande Guerre. Ainsi, en tamponnant la peau avec de la bourse-à-pasteur fraîche, on arrête un saignement de nez ou qui provient d’une coupure. La bourse-à-pasteur a longtemps été employée contre les troubles menstruels. Actuellement, la plante est plutôt conseillée pour lutter contre les troubles car- diaques et pour réguler la circulation sanguine. Hypo- tendus et hypertendus peuvent en boire des tisanes sans problème. Circulatoire, la plante est aussi diurétique, anti-infectieuse et anti-inflammatoire, de telle sorte qu’elle est conseillée pour lutter contre les hémorroïdes et les varices, les jambes lourdes, les dorsalgies, les ul- cères gastriques, les infections et insuffisances urinaires, la fièvre et le diabète.
La bourse-à-pasteur a aussi une réputation de plante abortive. C’est pourquoi elle est absolument décon- seillée pendant la grossesse ou quand on prend un traitement anti-coagulant.
• Infusion : comptez 50 g par litre d’eau. Laissez infuser 10 minutes. Buvez 2 à 4 tasses dans la journée.
• Teinture-mère : prenez 20 gouttes, 2 fois par jour, dans 1 verre d’eau.
Bruyère | Calluna vulgaris
Survivant là où les autres plantes ont renoncé, la bruyère, qui enfonce ses racines entre les cailloux et supporte les vents de tempête, pompe littéralement le sol pour
s’enrichir de constituants aux propriétés thérapeutiques remarquables. Ses fleurs, mauve, roses ou blanches, éclosent de juillet à novembre, tapissant de leurs teintes pastel les landes grises en automne. Les feuilles persis- tantes se mettent en rang par quatre, serrées sur les ra- meaux. C’est un petit arbrisseau qui tend ses multiples branches dans tous les sens.
La bruyère se cueille dans les landes, dans votre jardin ou s’achète séchée (moins efficace). On emploie les som- mités fleuries. On en trouve aussi en gélules ainsi qu’en extrait liquide, forme préférable, car fabriquée à partir de plante fraîche. La bruyère contient un arbutoside, puis- sant antiseptique des voies urinaires, que l’on trouve aussi dans l’arbousier et la busserole. L’arbutoside est potentia- lisé et stabilisé par des tanins. D’autres composants (acide citrique, carotène, gommes...) en font aussi une plante dépurative, anti-inflammatoire, diurétique et astringente. Elle est considérée comme l’un des meilleurs remèdes contre tous les problèmes urinaires (sauf pour les calculs, pour lesquels il faut lui préférer l’aubier de tilleul). Elle est aussi efficace pour soulager les rhumatismes.
Usage interne
• Décoction de 30 g à 50 g de sommités fleuries dans 1⁄2 litre d’eau. Faites bouillir avant de laisser infuser 15 minutes. Buvez de cette tisane jusqu’à 1 litre par jour.
Usage externe, pour les rhumatismes, les rougeurs cuta- nées et les dartres.
• Décoction concentrée : 500 g de plante entière dans
3 litres d’eau. Laissez bouillir 10 minutes avant d’ajou-
ter à l’eau du bain.
• Huile de bruyère : glissez 60 g de fleurs (si possible
fraîches) dans 1⁄4 de litre d’huile d’olive première pres- sion à froid. Laissez macérer 15 jours et remuez régu- lièrement. À utiliser en massages le soir.
Busserole | Arctostaphylos uva-ursi
La busserole, comme la bruyère, est salutaire lorsque l’on souffre de cystites à répétition. Ce buisson aux feuilles bien vertes et persistantes pousse dans les broussailles, les landes et les prairies des régions montagneuses. Elle
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