Page 360 - Bonhams Cornette Saint Cyr, Property from the estate of Jean-Pierre Rousset (1936-2021)
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STATUE ULI L’iconographie de ces figures d’ancêtres masculins est associée
Nouvelle Irlande à l’expression de la force, de la puissance absolue, et à la fertilité.
Bois. Même si leur fonction exacte dans les cérémonies funéraires demeure
119cm (46 7/8in) high. assez imprécise et parfois contradictoires d’une source à l’autre, ils
n’auraient pas été conçus en tant que représentations d’individus
€60,000 - 80,000 spécifiques, mais comme des réceptacles ou instruments de leurs
esprits, afin de permettre la transmission de leurs pouvoirs à
Provenance: leurs descendants.
A. Vecht, Amsterdam
Robert Rousset, Paris (1901-1981), acquired from the above on Les figures uli ont fait l’objet d’un classement en un corpus douze
15 April 1948 types principaux. Avec ses mains croisées sur l’abdomen, celle de la
Jean-Pierre Rousset, Paris (1936-2021) collection Rousset se rattache au groupe dit lembankakat egilampe
possiblement associé à une lignée ou un ancêtre précis. Un opercule
Les statues uli sont rares dans les collections, tant publiques que de turbo était initialement disposé au centre du croisement des mains.
privées. Selon les divers spécialistes, seuls deux-cent-vingt-six
ou deux-cent-cinquante-cinq exemplaires seraient recensés. Elles Le sexe de la statue Rousset est absent, probablement brisé par un
semblent toutes avoir été collectées entre le dernier quart du XIX° et missionnaire lors de la collecte, comme cela fut fréquemment le cas.
le début du XX° siècle avec une majorité entre 1904 et 1909, durant la Le numéro 1882 inscrit au dos est probablement lié à une collection,
domination germanique de la région qui portait alors le nom de ou la date de collecte.
Neu-Mecklenburg.
Cf: Gunn & Peltier, Nouvelle-Irlande: arts du Pacifique Sud, Paris, 2007.
Jusqu’au tout début du XX° siècle, ces statues uli représentant
des ancêtres puissants participaient aux longs et complexes rituels ULI STATUE
funéraires Malagan des populations du centre de la Nouvelle-Irlande. New Ireland
Supportées par des jambes courtes, les figures uli dégagent une rare Uli statues are rare in both public and private collections. According to
puissance. Celle-ci est exprimée par un visage rehaussé de pigments various specialists, only two hundred and twenty-six or two hundred
blancs mettant en évidence les peintures de guerre noire, une large and fifty-five examples have been identified. They all seem to have
bouche armée de dents agressives, des coquillages destinés à been collected between the last quarter of the 19th and the beginning
créer un regard, un menton barbu projeté vers l’avant, un sexe mis of the 20th century, with the majority between 1904 and 1909, during
en évidence et une poitrine développée qui a poussé les premiers the German domination of the region, which was then called
observateurs à les considérer comme hermaphrodites. Neu-Mecklenburg.
Until the very beginning of the 20th century, these uli statues
representing powerful ancestors were part of the long and complex
Malagan funeral rituals of the people of central New Ireland.
Supported by short legs, the uli figures exude a rare power. This is
expressed by a face enhanced with white pigments highlighting the
black war paint, a large mouth armed with aggressive teeth, shells
designed to create a look, a bearded chin projected forward, a
highlighted sex and a developed chest that led the first observers to
consider them as hermaphrodites.
The iconography of these male ancestor figures is associated with
the expression of strength, absolute power, and fertility. Although their
exact function in funerary ceremonies remains unclear and sometimes
contradictory from one source to another, they would not have been
conceived as representations of specific individuals, but as receptacles
or instruments of their spirits, in order to allow the transmission of their
powers to their successors.
The uli figures have been classified into a corpus of twelve main
types. With its hands crossed over the abdomen, the one in the
Rousset collection belongs to the so-called lembankakat egilampe
group, possibly associated with a specific lineage or ancestor. A turbo
operculum was originally placed in the centre of the hand crossing.
The sex of the Rousset statue is missing, probably broken by a
missionary during the collection, as was frequently the case. The
number 1882 on the back is probably related to a collection,
or the date of collection. See Gunn & Peltier, Nouvelle-Irlande:
Rousset family photograph arts du Pacifique Sud, Paris, 2007.
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