Page 17 - le barrage de la gileppe
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        Le développement de cette industrie ne date que de quelques années.



        En 1863, nous n'exportions guère qu’un million de kilogrammes et jusqu'en 1867  , nous n'avions

         guère dépassé 2 millions.


        Les expéditions de laines, stations de Verviers:, Ensival; Pepinster, Dolhain, étaient


                           1863  536. 150 kgrs
                 en :      1864.  637.350 kgrs
                           1865 4313.370 kgrs
                           1866 4591.400 kgrs, dont' 2.500.000 kgrs pour l'Allemagne,
                                                malgré la, guerre et là crise.


                             1867 470.420 kgrs, soit, une, augmentation dé 879.020 kilos , ce qui représente

        2.500.000 kgrs en suint.


           Après. 4 ans, on avait donc décuplé le chiffre d'expédition de l'année 1863. Ces chiffres .sont éloquents;


        ils sont la preuve que le commercé de laines à Verviers répondait à des besoins réels. Ces expéditions sont

        principalement dirigées sur l'Allemagne, la Hollande, l'Autriche, l'Italie; là Russie, l’Espagne et la Suède.

           Nous voulons répondre à une observation qui nous a été présentée chaque fois que nous avons eu

        l'honneur de conduire des étrangers dans un de nos importants lavoirs de laines. En voyant .que la laine

        brute perd plus de la moitié de son 'poids par le lavage, on nous, demandait pourquoi l'on ne lave pas les
        laines avant leur expédition et par conséquent pourquoi l'on transporte des pays d'outre-mer un poids
        considérable de déchets. On éviterait, semble-t-il ainsi, la moitié de la dépense de l'expédition ; or cette

        économie se chiffrerait par des sommés importantes.  .


          On importe bien les laines coloniales .en grande partie à l'état lavé ; mais' ce lavage est insuffisant,
        onéreux même pour l'industrie, car ces laines, pour être employées avantageusement, doivent subie une
        seconde opération de lavage, et la laine souffre de cette double manipulation.


          Les laines de la Plata nécessitent d'ailleurs, par leur nature, un triage plus soigné qui ne peut bien se faire
        qu'à l'état brut par des mains exercées et suivant la nature des besoins spéciaux. La laine brute, qui ne

        donne généralement, qu'un tiers de son, poids en lavé, ne pourrait cependant, à cause de la cherté du

        transport par terre, être expédiée directement d'Anvers aux manufactures étrangères: Il fallait d'abord lui

        faire subir l'opération du lavage.

            Or, avant le lavage, il fallait soumettre la laine à l'assortissage, et qui pouvait mieux entreprendre ce
        travail que le Verviétois, connaissant' les besoins de l'industrie et déjà au courant du, traitement des laines

        de Buénos-Ayrés ?



                  Son intervention était naturelle et d'un immense avantage pour les industriels étrangers.
        Le commerce Verviétois fournit aux fabricants étrangers l'occasion d'acheter .seulement les qualités qui
        lui conviennent et d'éviter celles dont ils n'ont pas l'emploi.
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