Page 49 - MOBILITES MAGAZINE N°62
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  Valenciennes confie ses transports publics à Keolis
 septembre 2023), tandis que le M’Ticket sera généralisé à l’ensemble de la gamme tarifaire. Par ailleurs, une application mobile et un site internet seront lancés d’ici l’été 2023. Ces outils de communication s’ac- compagneront d’un nouveau système d’aide à l’exploitation et à l’information des voya- geurs (SAEIV). Sur la durée de son contrat, Keolis s’est engagé à dépasser le niveau de fréquentation enregistré en 2019. A savoir : plus de 16,1 millions de voyages. Un objectif qui devrait se traduire par une hausse des recettes commerciales de + 20,3 %. Le réseau Transvilles dispose d’un budget de fonctionnement de 150 M€/an, dont environ 50 M€ sont issus du versement mobilité. La contribution des agglomérations et les recettes commerciales pèsent respectivement 15 % du budget de fonctionnement.
BioGNV et recrutements
Pour optimiser les coûts, une rationalisa- tion de l’offre kilométrique (8,5 millions de km en 2021) sera opérée via la sup- pression « au maximum des hauts-le-pied (km à vide, ndlr) qui ne sont pas produc- tifs ». Cette décision permettra de réduire la volumétrie du parc. Actuellement, 140 bus sont en exploitation. L’objectif du
SIMOUV est de s’appuyer sur une flotte qui en comptera 100. Parallèlement, l’AOM a programmé le renouvellement du parc avec des véhicules « propres ». Onze bus alimentés au bioGNV (7 standards et 4 ar- ticulés), seront achetés en 2022. Ce bio- carburant n’a pas été choisi au hasard. « Notre territoire compte trois unités de méthanisation. Un secteur que nous sou- haitons encourager », explique Guy Mar- chant. Par ailleurs, l’autorité organisatrice de la mobilité va inaugurer en novembre 2022 sa première station Biogaz/GNV. Dans un premier temps, celle-ci est des- tinée à alimenter les 11 nouveaux bus. Un investissement de plus de 2 M€, financé à 70 % par la région des Hauts-de-France et des fonds européens. « Nous aurons ensuite un programme de renouvellement de 5 autobus de ce type par an sur la du- rée du contrat, auxquels s’ajouteront 6 véhicules dédiés au transport de per- sonnes à mobilité réduite et aux navettes de centre-ville ». Les véhicules de ces ser- vices seront progressivement convertis à l’électrique. « Nous voulons disposer d’une flotte composée d’un mix énergé- tique. Dans cet objectif, nous allons enta- mer des réflexions sur l’hydrogène vert », affirme Guy Marchant. Autre atout qui a
fait pencher la balance en faveur de Keo- lis : sa politique de maintenance prédictive « à 100 % » du matériel roulant. « C’est absolument nécessaire. Selon moi, cet élé- ment a été l’un des points faibles de la RATP qui n’a pas toujours su anticiper les problèmes techniques et technolo- giques ». Enfin, la politique de recrutement de Keolis a également joué en sa faveur. Aujourd’hui, le réseau Transvilles emploie 427 salariés, dont 246 conducteurs. « Keo- lis va recruter 44 personnes supplémen- taires, à la différence des autres opéra- teurs qui proposaient un niveau d’effectifs inférieur. C’est un signe de robustesse », affirme le président du SIMOUV. « Nous aurons donc un confort d’exploitation avec des équipes présentes pour effectuer le travail ». Ces recrutements s’inscriront en complément du lancement, à l’automne 2024, d’une formation de conducteur au sein du « campus mobilité ». Ce CFA est destiné à former des candidats, titulaires du permis B depuis 2 ans, à ce métier. « Pour l’instant, nous n’avons pas de pro- blème de pénurie, mais plusieurs salariés de Transvilles vont prendre leur retraite dans les prochaines années et nous de- vrons les remplacer », rappelle Guy Mar- chant. Christine Cabiron
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   © Samuel Dhote



























































































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