Page 80 - Al-Mouwatta
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15 - Le Coran
Chapitre I : De l'obligation de faire les ablutions avant de toucher le Coran.
(468) 1 - Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté que dans la lettre envoyée par l'Envoyé
d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Amr Ibn Hazm, il
lui dit: «Défense de toucher le Coran, si l'on n'est pas en état de pureté rituelle».
Malek a dit: «un homme qui n'est pas en état de pureté rituelle ne doit pas porter le Coran par
le nœud, ni le poser sur un coussin, et si cela était permis, on l'aurait porté dans un sac. Cela
n'a pas été interdit pour le fait qu'un homme puisse avoir en main quelque chose qui souille le
Coran, mais à cause de son impureté rituelle, par respect du Coran et pour sa vénération».
Malek a dit aussi: «Ce verset: «seuls ceux qui sont purs peuvent le toucher» (Coran LVI, 79)
est de mieux ce que j'ai entendu à ce sujet, et est de la même valeur que les versets qu'on
trouve dans la Sourate«Abassa» quand Allah Le Béni et le Très-Haut dit: «Non, non!
vraiment ceci est un Rappel * Quiconque le veut s'en souviendra * II est contenu dans des
feuilles vénérées * élevées et purifiées * entre les mains des scribes * nobles et purs» (Coran
LXXX, 11-16).
Chapitre II : De la permission de réciter le Coran sans ablutions.
(469) 2 - Mouhammad Ibn Sirine a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab était parmi des
hommes qui récitaient le Coran. Comme il s'en alla pour satisfaire un besoin naturel, il revint
en récitant toujours le Coran. Un homme lui fit une remarque et dit: «Ô prince des croyants!
Récites-tu le Coran avant que tu n'aies fait tes ablutions»? Il lui répondit: «Qui t'a appris cela?
Moussailima (l'imposteur)»?
Chapitre III : De la subdivision du Coran en (hizbs).
(470) 3 Abdel Rahman Ibn Abdel-Kari a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, a dit: «Celui qui,
pour une raison quelconque, ne peut pas réciter «son hizb», la nuit, et qui le récitera avant que
le soleil ne quitte le méridien, jusqu'au moment de la prière du midi, c'est comme s'il n'a pas
manqué cette récitation ou selon une variante: comme s'il l'a rattrapé».
(471) 4 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «nous étions Mouhammad Ibn Yahia Ibn Habban et moi,
assis quand Mouhammad appela un homme et lui dit: « raconte moi, ce que tu as entendu ton
père dire». L'homme dit: «Mon père m'a rapporté, qu'il est allé voir Zaid Ibn Thabet et il lui
dit: «Que penses-tu de la récitation du Coran en sept jours»? Zaid répondit: «c'est bien, mais
je préfére que cette récitation soit faite au cours de quinze jours (moitié d'un mois) ou dans
dix jours. Demande-moi le pourquoi? On le lui demanda, il répliqua: «Afin que je médite ses
sens et que je puisse le comprendre».
Chapitre IV : La récitation du Coran.
(472) 5 - Omar Ibn Al-Khattab a rapporté: «J'ai entendu Hicham Ibn Hakim Ibn Hizam réciter
la sourate «le discernement» (Al-Fourkan) d'une façon toute autre que la mienne, et dont
l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me l'avait
apprise. Je fus sur le point de m'irriter contre lui, mais je le laissai terminer, puis de par son
vêtement, je le tins et l'amenai auprès de l'Envoyé d'Allah(salallahou alayhi wa salam) r (Sur
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