Page 88 - Al-Mouwatta
P. 88

16 - Les funérailles


               Chapitre I : La lotion du mort

               (517) 1 Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou
               alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été lavé, alors qu'il ne portait qu'une
               seule tunique».

               (518) 2 Oum Atia Al- Ansaria a rapporté: «Quand la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou
               alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, il entra chez nous et
               dit:«Lavez-la trois fois, ou cinq fois ou même plus, si vous en trouvez la nécessité, avec de
               l'eau et du lotus, et ajoutez à la fin du camphre ou un peu de camphre. Et quand vous
               terminez, informez-moi»; une fois, le lavage terminé, nous le précédâmes, il entra et nous
               donna son izar en disant: «enveloppez-la avec cet izar».

               (519) 3 - Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté que Asma Bint Oumaiss avait lavé son mari, Abou
               Bakr Al-Siddiq quand il mourut, puis elle sortit dire aux Muhajirines qui se trouvaient la:
               «Comme je suis à jeun, et qu'il fait très froid, dois-je faire une lotion»? Ils lui répondirent:
               «non».

               (520) 4 - Malek a rapporté qu'il a entendu, les gens versés dans la religion, dire: «Si une
               femme meurt et qu'il n'y ait pas de femmes pour la laver, ni une personne avec qui son
               mariage est illicite (litt= zou mahram), ni son mari, on lui applique la lustration pulvérale en
               lui frottant le visage et les mains avec du sable pur».


               Malek a ajouté: «c'est, ce qui est à suivre aussi, au cas où un homme meurt, et qu'il n'y ait
               avec lui, que des femmes; elles lui feront une lustration pulvérale».


               Malek a dit aussi: «Il n'existe pas, chez nous une prescription à suivre pour le lavage du mort,
               mais on le lave et on le purifie».

               Chapitre II : De l'ensevelissement du mort


               (521) 5 - Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la
               paix d'Allah) a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la
               grâce et la paix d'Allah) mourut, on l'a enseveli dans trois vêtements blancs «souhoulia», où il
               n'y avait ni chemise, ni turban».

               (522) 6 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que Abou Bakr, au cours de sa
               maladie, demanda à Aicha: «Dans combien de vêtements, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi
               wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été enseveli»? Elle répondit: «Dans trois
               vêtements blancs «souhoulia». Abou Bakr dit alors: «Prenez donc ce vêtement (un vêtement
               qu'il portait, et qui était tacheté d'ocré et de safran), lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans
               avec deux autres vêtements». Aicha demanda: «que signifie cela»? Abou Bakr répliqua: «Le
               vivant a de beaucoup plus droit à porter un vêtement neuf que le mort, car ce vêtement (usé et
               qui servira de linceul) sera destiné à la sanie».


               (523) 7 Abdallah Amr Ibn Al'-As a dit: «Le mort doit être enseveli d'abord d'une chemise,
               d'un izar puis d'un troisième vêtement. Mais, au cas, où il n'y a qu'un seul vêtement, il est
               suffisant pour l'ensevelissement».
                                                           88

                              http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/
   83   84   85   86   87   88   89   90   91   92   93