Page 104 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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la dame raconte ainsi ses impressions, d'autant
plus curieuses que MT Godfrey avait voulu lui
parler et la toucher. -
« Je m'étais couchée à dix heures et demie et
fus bientôt endormie. Soudain, j'entendis une
voix qui me disait : — Éveillez vous! et je sentis
une main qui se posait'sur le côté gauche de ma
tête. Je fus aussitôt complètement rèveilléer II y
avait dans la chambre un son curieux comme
celui d'une vielle. Je sentais en même temps
jîomme un vent frais qui m'enveloppait. Mon
coeur se mit abattre violemment et je vis dis-
tinctement une figure pehchée~surmoi. La seule
lumière qui éclairât la chambre était une lampe
placée à l'extérieur formant une longue raie lumi-
-neuse^urla muraille au-dessus de la table de toi-
lette : cette raie était-en partie cachée par la
figure. Je me_retournai et"la main eut l'air de
retomber de ma tête sur l'oreiller à côté de moi.
La figure était inclinée au-dessus de moi, et je la
sentais appuyée contre le côlé du -lit. Je vis le
bras reposant tout le temps sur l'oreiller. J'aper-
cevais le_ contour du visage, mais comme noyé
dans un brouillard, Nul doute que la figure ne
fut celle de M. Godfrey» je le reconnus à la tour-
nure des épaules et à la forme du visage. Pendant
tout le temps qu'il resta là» il régnait un courant
d'air froid à travers la chambre, comme si les
deux fenêtres avaient été ouvertes» »
Ici» une remarque intéressante erî passant
Toutes les personnes, presque sans exception,