Page 24 - Bulletin, Vol.78 No.3, October 2019
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pension  chaque  mois.  J’ai  un  permis  de  conduit  et  ma  voiture  personnelle.  Les
            personnes que j’appelle ne craignent pas d’être enceinte. Et en plus je n’ai pas d’acné.
            La vie est magnifique.

             Je devrais envoyer ceci à quelqu’un, mais à qui déjà ? Ou est-ce vous qui me l’avez
            envoyé ?


            Partagé par les amoureux du WEB.








                                       LES VOILES DU LEMAN


                                                           Article proposé par Dominique Modaffari

            La barque « La Savoie » passe majestueuse le long de la rive, vent arrière, ses voiles
            en oreille. Nous sommes amoureux de notre barque, comme le sont nos amis genevois,
            vaudois  ou  valaisans  avec  la  Neptune,  la  Vaudoise,  la  Demoiselle  ou  l’Aurore.  Elles
            glissent sur l’eau et enchantent nos paysages.

            Mais que connaissons-nous de ces navires ?


            Les bateaux

            Héritages des galères méditerranéennes, navires de guerre du moyen âge, fabriquées
            par  des  charpentiers  de  marine  de  Gènes,  de  Nice  ou  d’ailleurs,  ils  apportèrent  leur
            savoir-faire dans les chantiers de Locum, Bret, St-Gingolph, Thonon, la Tour de Peilz et
            La Belotte (où fut construite la Savoie en 1896) pour la cote suisse. Durant les conflits
            entre savoyards, bernois ou encore genevois, ces barques devenaient des navires de
            guerre, elles étaient préférées aux galères car l’artillerie se positionnait plus facilement
            sur le pont.

            A voiles latine (triangulaire, probablement d’origine arabe) montées sur des antennes
            supportées par des mats; servant à transporter les marchandises; la proue est relevée
            pour se protéger des embruns. Ces bateaux étaient de 4 types, sans oublier le naviot :

                -  La nau, petite, non pontée, portait au max 10 tonnes ; elle ressemblerait plutôt à
                    une barge, genre de débarquement, il n’existe que très peu de documentation.
                -  La cochère (l’Aurore), plus grande, la partie avant pontée, les flans droits portait
                    jusqu’à 30 tonnes ; employée pour des transports de courte distance, du bois de
                    chauffage,  du  foin,  des  denrées  alimentaires,  du  bétail,  surtout  des
                    marchandises  légères  et  volumineuses  vers  le  marché  de  Vevey,  Ouchy  ou
                    ailleurs.
                -  Le  brick  (La  Vaudoise),  ponté,  2  mats,  fond  plat,  quillée,  portait  jusqu’à  60
                    tonnes



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