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LES ÉCRIVAINS SE TRÉPASSENT
        DE MOT À MOT




        Les écrivains se trépassent de mot à mot
        Défiants les éléments du langage du vif
        Les lignes s’enrôlent de force liée au dos
        Subissent la volonté du tyran de l’abusif

        Et le monologue s’engage au « gueuloir »,
        La respiration s’irradie, se déplie, se fuit,
        Puis s’impose aux phrases sur le perchoir
        De l’ambiance, s’émerveille ou se vomit
        D’un seul élan à ne tenir sur les jambes
        Du raisonnable s’efface le tiers, le quart
        Si la totalité alors d’un effet tout flambe
        Tout suffoque et à reprendre sans tard-

        Dé les jeux du phrasé remoulinent d’ici
        A là dans l’heure, le jour, un tiers ou quart
        La semaine et le tout se refond du souci
        Et ainsi va l’écriture en tenu de bagnard !
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