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LE PENDU À TROIS PIEDS
Il était une fois un Manoir qui se mourrait dans la campagne
du lieu dit Le Pendu à Trois Pieds. Ce Manoir nommé par
défaut Les Pieds-Bots, avait une bien triste réputation…
aujourd’hui disparu…
En effet, il a quelques décennies, lors de la quadragésime, tout
le monde avait son petit panier de…provisions : poissons et
bières. Une belle coutume de ce territoire et du maître des
lieux et maire : le comte de Le Jeune-La-Meule, partisan de la
libéralisation des régisseurs et capitalisation des terres par les
paysans. Bref, l’investissement du travail par la récompense de
parcelles après quarante ans de labourage… à qui était encore
en vie…
Mais voilà qu’en ce jour, une belle rousse apparue comme un
incendie sans pyromane, aux atours avantageux et d’un bagou
bien fait, défi la bonne compagnie aux yeux de campagnards
vampires de possession et d’épouses à la brûlure d’une pensée
de bûcher, entre le parvis de l’église et le café du village, après
la fameuse messe.
On se demandait qu’elle était cette apparition étrange qui
narguait ainsi le rustique villageois et la rustre villageoise,
tous deux du teint du labourage et de la besogne toujours à
gratter une terre difficile par des temps aussi discourtois que
cette rousse présentement aguicheuse, provocante comme
possédée par un sortilège.
Et voilà que le bedeau du village cri le mot : sorcière, et
comme une traînée… de poudre le mot s’enflamme dans les
esprits et s’échauffe pour certains d’un alcool de derrière les
fagots.
A ce moment précis on n’aurait pas donné un seul tringueld de
restant de vie dans l’heure qui suivit à la belle rousse tant les
villageois et villageoises s’étaient montés le bourrichon
jusqu’au trognon, qui se réfugia dans les bras de Le Jeune-La-
Meule…
Tout ce monde villageois fondateur d’une terre humaine, allait
poser la première main sacrilège sur une femme, certes
différente, mais une femme autrement femme…quand ce bon