Page 64 - SAHIH MUSLIM
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fit le taslîm; puis alla s'appuyer à un tronc d'arbre proche de la Qibla de la mosquée, tout en
étant courroucé. Parmi les fidèles se trouvaient Abou Bakr et 'Omar qui n'osèrent adresser la
parole au Prophète (à propos des deux rak'a manquantes). Les gens pressés s'apprêtèrent à
quitter la mosquée en disant : "La prière a été raccourcie!". A ce moment, un homme d'entre
les fidèles, surnommé "Dhû Al-Yadayn", s'adressa au Prophète en ces termes : "Ô Envoyé de
Dieu! As-tu oublié quelque chose ou bien il vous a été prescrit de raccourcir la prière?". Le
Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) regarda à droite et à gauche; puis, s'adressant
aux fidèles, il dit : "De quoi parle Dhû Al-Yadayn? Les choses sont-elles comme il vient de
dire?". - "Oui, répliqua-t-on, il a dit vrai : tu n'as fait que deux rak'a". Aussitôt le Prophète
acheva ce qu'il avait omis de la prière, fit le taslîm, prononça le takbîr, se prosterna, releva la
tête en prononçant le takbîr; puis se prosterna et releva enfin la tête en prononçant de nouveau
le takbîr.
Prosternation au cours de la récitation
900. Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : "Quand le Prophète (paix et
bénédiction de Dieu sur lui) nous récitait une sourate dans laquelle il y avait à se prosterner, il
se prosternait et nous l'imitions. C'était au point que certains d'entre nous ne trouvaient pas de
place pour poser leur front (à terre) (allusion au grand nombre des fidèles)".
902. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée) a dit : Au cours de sa récitation de la sourate
"An-Najm", le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se prosterna (à la lecture de l'un
de ses versets) et ainsi firent tous ceux qui étaient avec lui, sauf un vieillard qui prit une
poignée de cailloux ou de terre et la porta à son front en disant : "Cela me suffit" (Cet homme
était infidèle).
903. Le récit de Zayd Ibn Thâbit (que Dieu l'agrée) transmis par 'Atâ' Ibn Yasâr qui dit avoir
interrogé Zayd Ibn Thâbit sur la récitation du Coran en même temps que l'imam (pendant la
prière). Celui-ci répliqua en disant : "Il n'est jamais de récitation en même temps que
l'imam!". 'Atâ' ajoute que Zayd a en outre prétendu avoir récité devant l'Envoyé de Dieu (paix
et bénédiction de Dieu sur lui) la sourate d'An-Najm sans que ce dernier ne se prosterne".
904. D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) : Abou Salama Ibn 'Abdourrahmân transmet
que Abou Hourayra, en leur récitant la sourate d'Al-'Inchiqâq, se prosterna. Sa prière
terminée, il informa les fidèles qu'en lisant cette sourate, le Prophète (paix et bénédiction de
Dieu sur lui) se prosterna (à l'un de ses versets).
Evocation de Dieu après la prière
917. Ibn 'Abbâs (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : "Je savais que la prière du Prophète
(paix et bénédiction de Dieu sur lui) était terminée quand j'entendais le takbîr (célébration de
la grandeur de Dieu en ces termes : Dieu 'Akbar)".
Recommandation de se réfugier auprès de Dieu contre les supplices de la tombe
922. 'Aïcha (que Dieu l'agrée) a dit : Deux vieilles femmes des juives de Médine vinrent me
voir et me dirent : "Les morts sont torturés dans leurs tombeaux". Je traitai cela de mensonge
et ne jugeai pas bon de les croire. Quand elles furent parties et que le Prophète (paix et
bénédiction de Dieu sur lui) étant venu me voir je lui dis : "Ô Envoyé de Dieu, deux vieilles...,
et je lui racontai la chose". - "Elles ont dit vrai, me répondit-il; ils sont torturés et leurs cris ne
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