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Fonction engagement en milieu bancaire




                                                3. Droit au crédit



            La question est de savoir si un particulier ou une entreprise a le droit de bénéficier d’un crédit
            auprès  d’un  établissement  bancaire  au  même  titre  que  le  droit  au  compte  qui  est  un  principe
            reconnu aujourd’hui par la loi bancaire.
            La réponse est à priori négative, puisque le crédit est un contrat fondé d’abord sur la confiance
            que peut inspirer le débiteur ou l’emprunteur. Néanmoins, une promesse écrite de prêt si elle
            n’est pas assortie de conditions préalables à remplir par le futur bénéficiaire, engage la banque vis
            à vis du futur client (exemple de notifications diverses, contrat d’épargne logement etc.).



                                         4. Formation du crédit

                                                 (Le contrat)



            4.1 La capacité et le pouvoir


            Pour  contracter  un  prêt,  le  particulier  et  l’entreprise  doivent  avoir  la  capacité  juridique
            d’emprunter. Pour le particulier, avoir la capacité, c’est l’aptitude à jouir de ses biens et de ses
            droits ; à contracter des obligations et à ester en justice.
            Au terme de la loi, à pleine capacité pour exercer ses droits civils tout individu ayant atteint l’âge
            de la majorité qui jouit de la plénitude de ses facultés mentales et dont  la prodigalité n’est pas
            établie.
            Les  incapables  sont  les  mineurs,  les  déments,  les  faibles  d’esprit  et  les  prodigues.  De  manière
            générale,  les  incapables  sont  soumis  aux  règles  de  tutelle  et  ne  sont  pas  tenus  par  les
            engagements qu’ils contractent.
            L’article 4 du DOC énonce :
            Le mineur et l’incapable qui ont contracté sans l’autorisation de leur père, tuteur ou curateur ne
            sont pas obligés à raison des engagements pris par eux et peuvent en demander la rescision. Ainsi,
            les risques que cela peut engendrer impliquent que le banquier ou prêteur soit particulièrement
            vigilant envers les personnes physiques au moment où ils contractent un prêt.


            4.2 Les pouvoirs des sociétés

            Le  prêteur  doit  apporter  une  vigilance  très  accentuée,  lorsqu’il  s’agit d’accorder  un  prêt  à  une
            société, dans la mesure où il doit vérifier que les personnes qui traitent au nom de la société ont
            bien le pouvoir de le faire et quelle est l’étendue de leur compétence.
            Pour cela, il faut insister sur la présentation de documents légalisés ou authentifiés qu’il faudra lire
            attentivement et ne pas hésiter à demander l’avis d’un conseiller juridique de la banque.
            Les documents à demander lors de la constitution d’un dossier de crédit à titre non exhaustif sont :
                • Les statuts de la société.
                • Le PV de l’assemblée générale constitutive.
                • Les pouvoirs séparés des mandataires lorsqu’ils ne sont pas désignés par les statuts.
                • La répartition des actions ou des parts et éventuellement copie des cessions éventuelles.
                • Les publications dans un journal d’annonces légales.

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