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Environnement bancaire et monétaire
Tout en respectant les intérêts des pêcheurs communautaires, ce partenariat devrait inclure à la
fois la pêche et les industries qui lui sont liées (chantiers de construction, réparations navales,
création de sociétés mixtes dans les industries de valorisation et de transformation des produits
de la mer, etc.).
“Cet accord constitue un développement significatif et positif et renforcera les relations entre
l’Union Européenne et le Maroc. Les deux parties sont déterminées à œuvrer en étroite
collaboration pour des activités de pêche durables et pour instaurer un climat favorable à une
coopération dans tous les domaines de la pêche et les secteurs se rapportant à la pêche.”
Les droits versés par les propriétaires des bateaux opérant en vertu de cet accord dépendront des
activités de pêches concernées et pourront constituer un revenu annuel supplémentaire pour le
Maroc de plus de 3 millions d’euros. La coopération dans le domaine de la recherche scientifique
comprendra un suivi commun de l’état des stocks dans les eaux marocaines. L’Union Européenne
et le Maroc ont également convenu de promouvoir les échanges économiques, scientifiques,
techniques et commerciaux ainsi que l’échange d’expertise dans le domaine de la pêche. Les états
membres susceptibles d’avoir leurs bateaux opérant selon les termes de cet accord sont la France,
l’Allemagne, la Grèce, l’Ireland, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal
et l’Espagne.
Les navires de pêche européens auront droit à 60.000 tonnes de petits pélagiques par an (anchois,
sardines,...).
Autre différence majeure par rapport au précédent accord : les Européens ne peuvent pas
capturer de crevettes ni de céphalopodes (seiches, poulpes, etc.). L'idée est de protéger ces
espèces, en nombre insuffisant dans les zones concernées.
30% à 40% de la contribution financière européenne va à des projets de développement de la
flotte marocaine ou encore de recherche.
6.4 Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH)
L’initiative nationale pour le développement humain, placée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI
sous le signe d’une "citoyenneté réelle et agissante", constitue un "immense défi".
Cette initiative nationale pour le développement humain "se veut l’aiguillon de la politique que le
gouvernement devra mener pour réduire le déficit social".
L’INDH est une «mobilisation» pérenne pour le développement, lancée au mois de mai 2005 par
Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Elle fait partie d’un programme plus large de réformes sociales
qui ont pris place depuis l’accession au Trône de Sa Majesté le Roi Mohamed VI. L’Initiative est en
partie fondée sur la reconnaissance que les conditions de la pauvreté aident la violence extrémiste
à exister.
Elle marque une rupture avec les politiques publiques précédentes en matière de réduction de la
pauvreté et se base sur un volontarisme politique affirmé au plus haut niveau de l’Etat, ainsi qu’à
un changement de méthode dans la conception des politiques, des programmes et des
interventions".
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi 7 septembre 2005, au lancement de la
première tranche de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), annoncée dans
le Discours Royal du 18 Mai dernier. Le plan d'action gouvernemental pour la mise en œuvre de
l'INDH a fait l'objet d'une large consultation entre les membres du gouvernement et au niveau de
l'administration territoriale. Il a été enrichi de multiples discussions et suggestions émanant du
tissu associatif.
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