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plantations industrielles, multiplient les zones de contact entre les humains
et les animaux sauvages et sont donc responsables de ces zoonoses. Des lors
qu’il existe des zones de passage permanentes pour le saut d’espece, une
mutation du virus peut permettre le passage chez l’homme. Nous sommes
donc constamment menaces par ces maladies emergentes qui sont pour
l’essentiel voire exclusivement, liees a l’empreinte que l’homme laisse sur la
planete. Ce qui est valable pour le climat, pour l’environnement, est tout
aussi valable pour les maladies infectieuses, en particulier emergentes, et
les trois sont lies.
La rapidite de la propagation
La vitesse de propagation de la pandemie s’explique par l’acceleration des
flux d’humains et de marchandises tout autour du globe : ce sont les
humains qui transportent les maladies infectieuses. Aujourd’hui, l’aviation
transporte presque quatre milliards de passagers par an, et la carte des
foyers d’infection et celle des vols aeriens intercontinentaux se recouvrent a
100 %.
L’e pide mie met au grand our le de labrement du syste me de
sante
Alors qu’il y avait en France l’un des meilleurs systemes de sante au monde,
face a la pandemie du COVID 19, notre systeme de Sante Publique actuel a
bien du mal a faire face, entra nant une crise sanitaire sans precedent, avec
un taux de mortalite superieur a bien des pays europeens.
C’est le resultat de choix politiques. Depuis des decennies les politiques
d’austerite n’ont eu de cesse de l’affaiblir et de detruire le systeme solidaire
mis en place a l’issue de la seconde guerre mondiale. Differentes lois
instaurant l’Objectif National des Depenses de l’Assurance Maladie, la
tarification a l’activite (T2A) en 2004, et la reforme de l’hopital (loi HPST)
en 2009, par la diminution drastique des financements et l’instauration
d’une gestion uniquement comptable ont largement demantele l’hopital
public. Cette doctrine neoliberale qui veut faire fonctionner l’hopital comme
une entreprise en lui fixant des objectifs de rentabilite dans lesquels le
travail humain n’existe pas, qui met a mal les conditions de travail des
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