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             Photo 3. Sarah Maldoror et Ferid Boughedir au FESPACO 1993. Image reproduite avec l’aimable
             autorisation du FESPACO.

                C’est pourquoi j’essaie de préparer et de monter mes films à Paris pen-
             dant les longues vacances d’été, quand les enfants sont libres et peuvent
             venir.
                [Les hommes réactionnaires] disent aussi que l’on remarque que c’est
             une femme qui a fait ces films parce qu’ils parlent de femmes. Bien sûr, en
             tant que femme, je m’intéresse aux problèmes des femmes.
                Je pense que toutes les femmes devraient en principe soutenir [les or-
             ganisations féminines], même si elles ne sont pas d’accord sur tous les
             points, car ce sont les femmes qui sont opprimées par les hommes, et ce
             sont les femmes qui doivent s’aider elles-mêmes à sortir de leur situation.
             Je ne m’intéresse qu’aux femmes qui luttent. Ce sont les femmes que je
             veux avoir dans mes films, pas les autres. Je propose également du travail
             à autant de femmes que possible pendant le tournage de mes films. Il faut
             soutenir les femmes qui veulent travailler dans le cinéma. Jusqu’à présent,
             nous sommes encore peu nombreuses, mais si vous soutenez les femmes du
             cinéma qui sont là, notre nombre augmentera lentement. C’est ainsi que
             les hommes procèdent, comme nous le savons tous. Les femmes peuvent
             travailler dans le domaine qu’elles veulent. Et cela vaut aussi pour le ci-
             néma.  L’essentiel  est  qu’elles  aient  elles-mêmes  envie  de  le  faire.  Les
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