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672 FESPACO/BLACK CAMERA/INSTITUT IMAGINE 12:2
Une déclaration forte, qui pose avec force ce que les circonstances actuelles
et les événements passés laissent présager pour l’avenir de la CB :
Le pays qui assiste, impuissant à l’incendie de la faune et de la flore du Pantanal
et de l’Amazonie, tolérera-t-il l’extinction des images qui constituent notre iden-
tité en tant que nation? Acceptera-t-il l’apparition d’une nouvelle honte qui
s’ajouterait à la longue liste des honteux nationaux, parmi lesquels l’incendie
calamiteux et annoncé du Musée national ?
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Le manifeste critique de manière cinglante les services de base rétablis
par le gouvernement, tels que le nettoyage, la maintenance et la protection
contre les incendies, dont les employés, selon le manifeste, manquent tota-
lement de l’expertise nécessaire pour assurer la sécurité de l’institution.
Le 5 octobre, quelques jours après la lecture du Manifeste de Gramado
par Gervitz, le Programme Mémoire du Monde de l’UNESCO pour l’Amé-
rique latine et les Caraïbes (MOWLAC) a publié une alerte sur l’importance
de la préservation des films et la nécessité de ramener la CB à sa mission
première de conservation de la mémoire audiovisuelle de la nation. La dé-
claration cite en exemple Limite (1930) de Mário Peixoto, le classique
muet brésilien conservé par la CB, qui figure sur le registre de la Mémoire
du monde . Un jour plus tard, le Conseil de coordination des archives au-
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diovisuelles (CCAAA) a publié une déclaration en faveur d’une résolution
prévoyant un financement immédiat pour permettre à la CB de mener à bien
sa mission « avant qu’il ne soit trop tard ». Le CCAAA, qui chapeaute
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neuf organisations professionnelles d’archives dans le monde, dont la FIAF,
a attiré l’attention dans sa déclaration sur les conséquences catastrophiques
des incendies et inondations passés résultant du manque endémique de res-
sources de la CB.
La mobilisation au début du mois d’octobre s’est étendue à un forum en
ligne parrainé par l’École de communication et d’arts (ECA) de l’Univer-
sidade de São Paulo. Gervitz, Eduardo, Morettin (ECA) et Débora Bu-
truce, présidente de l’Association brésilienne pour la préservation de
l’audiovisuel (ABPA), y ont discuté de l’impact des pertes de financement
et de personnel sur les activités de préservation, de production et de re-
cherche de la CB . Ce débat a coïncidé avec la publication d’un manifeste
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signé par vingt et un réalisateurs brésiliens dans le cadre du festival inter-
national du film documentaire It’s All True, qui en est à sa vingt-cinquième
saison. Dans ce manifeste, des attaques spéciales ont été lancées contre le
« faible niveau culturel et intellectuel » du gouvernement, illustré par la
substitution de la SEC, au ministère du Tourisme, au ministère de la Culture,
qui avait été éradiqué. Le manifeste exhorte les cinéastes à ne pas se laisser
intimider par l‘administration Bolsonaro et à « trouver de nouvelles formes

