Page 128 - Une vie, ma vie, mon parcours
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Ma carrière professionnelle - Management & Services



               Tous nos projets ont été purement et simplement postposés.
               En mars-avril 2002, la situation était redevenue très critique
               et  l'investisseur  qui  avait  promis  d'octroyer  un  prêt  de
               250.000  € à la société n'a plus voulu, et  malgré ma forte
               opposition,  a  poussé  la  société  vers  la  faillite.  La  faillite
               d'HORIZON ICT a été prononcée le 2 septembre 2002.
               Le curateur est venu à la société et m'a posé les questions
               d'usage.  Lorsqu'il  me  demandait  une  situation  comptable
               (Bilan, compte d'exploitation, immobilisés…) - à l'image de ce
               que j'avais appris dans le groupe IBS - je la lui fournissais
               immédiatement et pratiquement à la date du jour, car notre
               gestion était rigoureuse et en temps réel.
                  Un jour, il m'appela et me dit qu'il ne comprenait pas la
               situation. Pour lui, la société était très bien gérée, HI-System
               semblait de très bonne qualité et le portefeuille client était
               excellent. Je lui ai expliqué que la société a eu un problème
               de trésorerie suite aux attentats du 11 septembre 2001, et que
               l'investisseur  -  malgré  ses  promesses  -  n'a  plus  voulu
               consentir  un  prêt  de  250.000  €  et  a  plutôt  vu  une

               opportunité  de  racheter  la  faillite  (c'est-à-dire  HI-System)
               pour un prix bradé.
                  Le curateur me dit à cet instant : "C'est exact, votre ancien
               actionnaire  m'a  fait  savoir  qu'il  était  prêt  à  racheter  la
               faillite". Le curateur me demanda si je n'étais pas intéressé,
               car  c'était  moi  qui  avais  développé  et  investi  dans  HI-
               System.  Je  lui  ai  expliqué  que  la  situation  n'était  pas
               favorable. Il a terminé en me disant que, pour sa part, il était
               obligé d'accepter une offre de reprise, car il devait valoriser
               la faillite et payer, dans la mesure du possible, les créanciers.
               Pendant toute cette période de transition, le curateur a laissé
               l'activité  continuer  normalement.  En  pratique,  les  clients




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