Page 111 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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MAGIEPRATIQUE 97
vait guère avoir dépassé dix ou quinze minutes,
quand je fus réveillé en sursaut par le double
coup de marteau sftamilier et si net du facteur
de la poste. En ouvrant les yeux, je vis devant
moi, debout sur le tapis du foyer, un homme qui
me regardait et qui m'était inconnu. Il pouvait
avoir trente ans, c'était un personnage au type
juif, à la taille élancée, vêtu d'une redingote som-
brent Un peu large7 qui semblait de coupe exo-
tique : il ava[t pour coiffure un chapeau haut,-de
forme évasée par la paitie supérieure, comme le
chapeau du pays de Galles. Son teint était brun,
ses traits allongés et son nez aquilin» Ses sourcils
n'étaient pas très épais, mais bien arqués et noirs
comme sa moustache et sa barbe peu abondante»
Je restaj quelques instants à le contempler en me
disant : — C'est un juif! — Mais je ne m'arrêtai
pas d'emblée à cette conclusion et dans cette sorte
de doute, je murmurais toujours mentalement :
— Qui êtes-vous donc? Que me voulez-vous? Au
moment même où je me posais ces questions» un
sourire légèrement ironique passa sur les lèvres
du spectre» Il se raréfia aussitôt» de telle sorte
que je voyais distinctement au travers de .son
corps le casier placé derrière, lui, L'instant
d'après, l'apparition avait disparu et je me relrou-.
vais les yeux fixés sur la rangée de livres supé-
rieure du casier. » ~
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A la suite de ce récit, le médecin en question
se livre à une sorte d'examen de conscience, il
est Gortain'qu'il ne dormailpos» la lecture que le
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