Page 110 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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96       -    MAGIEPRATIQUE
              L'année  dernière,  un médecin des  plus  émi-
           nents de Londres  communiquait  à la Leisure
            Hour le récit  qu'on  va lire»
              Cette observation  emprunte  un réel intérêt, dit
            le  journal  le  Temps qui  l'a  reproduite,  aux habi-
            tudes  scientifiques  de celui  qui  l'a recueillie avec
            une  précision rigoureuse.
              « Il  y  a deux  jours, dit-il, j'ai  été le  sujet  d'une
            illusion  spectrale que je  crois utile de noter exac-
            tement. La chose s'est  produite  en  plein jour,
            dans ma  bibliothèque.  C'est une  pièce  d'environ
            sept  mètres carrés, édairée au nord  par  deux fe-
            nêtres.  Le fauteuil  où  je  m'asseois  pour  lire
            tourne le dos à une de ces  fenêtres,  à  gauche  de
            la cheminée. En face de ce fauteuil se trouve un
            petit  casier à  livres»  dont le sommet est .à  peu
           . près  au niveau de mes  yeux quand je  suis assis,
            Le mur  qui  fait face à la cheminée est  occupé par
            des casiers  plus larges  et  plus hauts,  fixés à une
            cloison  qui sépare  la  pièce  du couloir conduisant
            à la  porte  de la rue» Le bruit des  coups  de son-
            nette ou de marteau  y  arrive donc  beaucoup plus
           -distinctement  qu'il  n'est utile ou  agréable.  Entre
            onze heures et midi, je  lisais dans mon  fauteuil,
            quand je  me sentis envahi  par  le  sommeil,  contre
             loule habitude à cetle  heure,  et  je  me laissai aller
             à la tentation,,. Je ne tardai  pas  à devenir incons-
             cient,  car il ne  s'agissait  là  que  d'un  simple  assou*
           -pissement  passager  : combien de  temps je  restai
             dans cet  état,  c'est ce  que je  ne  puis  dire avec
             certitude, Je sais seulement  que  ce  temps  ne  pou-
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