Page 114 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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100 MAGIE PRATIQUE
Le plus difficile est de comprendre que nous
avons encore des connaissances à acquérir et
que toute la science n'est pas dans les encyclo-
pédies.
M. Renan dit dans ses dialogues qu'il lui fau-
drait un miracle, un fait surnaturel bien constaté
pour qu'il renonçât à sa croyance dans la fixité
des lois de l'univers.
Quelles sont ces lois ? qui peut se~vantér de les
connaître ?
Los lois, telles que nous les établissons, ne
sont que la résultante d'un nombre de faits très
limités, à nous connus, et qui, on doit le remar-
quer, se produisent ou sur l'étroite terre que
nous habitons, ou dans la sphère limitée dont
nous pouvons avoir la perception. t
Ne fauttï pas tenir compte, ainsi que le fait
M. Flammarion dans ses calculs étourdissants
pour l'imagination, de l'immensité des espaces
qui nous sont inconnus ?
Relativement à ces espaces, tout ce que nous
connaissons peut n'être qu'un accident, une sorte
de cas lératologique sur lequel nous raisonnons
aussi faussement que le ferait l'homme qui,
n'étant jamais sorti de sa ferme, et ayant vu
naîlre chaque année des animaux atteints d'une
difformité héréditaire, serait convaincu qu'elles
I sont la résultante d'une loi générale, exigeant
telle proportionnalité de monstruosités dans les
naissances» *
L'univer.j est à notre terre ce que celle-ci est à