Page 24 - le barrage de la gileppe
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L’hiver son courant est assez considérable, mais l’été son lit est souvent sec.                          24

        En 1869, dès les premiers jours de l’été, le lit de la rivière manquait absolument

          d’eau.  Ce  fait  a  été  constaté  officiellement  par  un  corps  officiel.  Des  établissements  ont  dû
          chômer faute de l’eau nécessaire pour faire marcher la machine à vapeur.


            L’eau était parfois tellement rare à Verviers que des quartiers en étaient privés. Elle se vendait
          dans les rues de la Tranchée et de la Station à 6 centimes le seau, ce qui fait 7 fr. 50 par mètre
          cube !
              Et aujourd’hui le 1° Juillet 1878, nous obtenons le mètre cube à 3 centimes, pour les usages
          industriels.


            A l’hôtel Rensonnet ,   il  y avait un homme qui ne faisait rien d’autre que de transporter, avec
          une charrette à bras, l'eau nécessaire au service de l’hôtel, et presque tous les propriétaires
          de jardins étaient obligés d’avoir des chariots avec tonneaux, pour se pourvoir, à la fontaine
          de la place du Marché, de l’eau nécessaire aux jardins.














































                                                          Trois bouches de cette fontaine étaient réservées à
                                  ce service et malgré cela nous avons vu jusque cinq charrettes-tonneaux
                                   attendre leur tour pendant une demi-heure. Nous voyons donc que l’eau

                                   manquait à Verviers; or la consommation de l’eau à Verviers atteint des
                                                          proportions extraordinaires.
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