Page 170 - Les Kamasutra
P. 170
Une courtisane, après avoir bien considéré tout ce qui précède et
pris conseil de ses amis, doit agir de façon à s’assurer du gain, des
chances de gros gains, et des garanties contre quelque grand désastre.
Le mérite religieux et le plaisir peuvent aussi faire l’objet de
combinaisons séparées comme celles de la richesse, et tous les trois
seront ensuite combinés l’un avec l’autre, de manière à former de
nouvelles combinaisons.
Lorsqu’une courtisane a commerce avec plusieurs hommes, elle
doit tirer de chacun d’eux de l’arpent aussi bien que du plaisir. À des
époques déterminées, telles que les festivals de printemps, etc., elle
fera annoncer par sa mère à différentes personnes que, tel ou tel jour,
sa fille passera son temps avec l’homme qui satisfera tel ou tel de ses
désirs.
Lorsque des jeunes gens l’approchent tout ravis d’aise, elle doit
réfléchir à ce qu’elle en peut tirer.
Les combinaisons de gains et de pertes de tous côtés sont : gain
d’un seul côté, et perte de tous les autres ; perte d’un seul côté et gain
de tous les autres ; gain de tous côtés, perte de tous côtés.
Une courtisane doit aussi peser les doutes sur le gain et les doutes
sur la perte, en ce qui concerne la richesse, le mérite religieux et le
plaisir.
Ainsi finit l’exposé du gain, de la perte, des gains accessoires, des
pertes accessoires, et des doutes.
Les différentes sortes de courtisanes sont :
Une maquerelle.
Une servante.
Une femme dissolue.
Une danseuse.
Une ouvrière.
Une femme qui a quitté sa famille.
Une femme qui vit sur sa beauté.
Et finalement, une courtisane de profession.
Toutes ces sortes de courtisanes sont en relations avec différentes
sortes d’hommes, et elles doivent songer aux moyens d’en tirer de
l’argent, de leur plaire, de s’en séparer, et de se remettre avec eux.
170