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LE-CHAT-DE-MAMAN
Le-chat-de-maman, je l’ai déjà dit, c’est celui qui s'appelle
Erasmus. Ce que j’ai pas raconté, c’est qu’il est arrivé dans
l’appartement après que Sarah était morte et que papa était parti
dans les Ardennes et avait acheté Bismuth. Je sais pas si papa a
choisi Bismuth pour remplacer maman. Mais je sais que maman a
acheté Erasmus pour remplacer papa vu que, moi tout seul, je suis
pas méga-affectueux comme animal de compagnie. Alors que
Erasmus-le-chat, maman peut le tripoter, il a toujours l'air d'aimer
ça. Même que dès qu'elle arrive, il se précipite pour se frotter dans
ses jambes. Ça, il le fait pas avec moi. Au contraire, il va se cacher.
Faut dire que je crois qu'Erasmus-le-chat a un peu peur de
moi vu que, dès qu’il est arrivé à l’appartement, je l’ai pas aimé
beaucoup. Peut-être que s’il avait été tout petit et tout mignon, on
se serait entendu tous les deux. Mais là, il était déjà grand, tout
blanc et tout fier parce qu'il est un angora, de ceux qui laissent des
poils à éternuer partout. C'est super-cher, les chats comme ça, et il
le sait. Du coup, il a tout de suite eu l'air de dire je-suis-beau-je-
suis-beau-je-suis-beau, me-touche-surtout-pas-tu-vas-me-salir. En
plus, en faisant ffrrrt avec la bouche dès que j’arrivais près de lui.
Alors, quand maman me regardait pas, je lui ai tiré les poils de la
queue à Erasmus-le-chat. Et il m’a griffé. Le jour d’après, j’ai tiré
plus fort, mais en enlevant plus vite ma main pour qu'il m'attrape
pas. Le jour d’encore après, je l’ai coincé dans un coin avec un
carton pour lui limer les griffes et les dents. Mais comme ça a pas
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