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table ronde
QUOFI
sur 2-3 problématiques que nous rencontrons sur le
terrain, et qui ne remontent jamais jusqu’à vous. Ceci
peut nous faire prendre des décisions qui peuvent
vous être préjudiciables, comme passer par amazon,
devenu maintenant un réflexe d’achat. a force de ne
pas se faire entendre par nos distributeurs ou chez
nos négoces matériaux, nous finissons par trouver
des solutions alternatives.
Fabrice Galland (Uniq) : Vous m’aviez dit que les
échanges étaient riches et c’est vrai. Je retiendrai la
partie environnementale de nos métiers, la nécessité
de s’organiser et essayer de faire bouger les choses.
nous avons balayé pas mal de sujets, mais on sent
bien une nécessité, une urgence. C’est une approche
très intéressante qui nous permet de réaliser que
chacun n’est pas tout à fait confronté aux mêmes
convenus, mais ceux-ci étaient intéressants. Merci à problématiques, même si les tendances de fond sont
tous pour cette richesse, cette transparence et cet les mêmes. ainsi, comment peut-on mieux gérer nos
esprit constructif. ressources ? nous n’avons pas tous la même façon
d’appréhender la solution. l’autre élément que je re-
Eve Lecuyer (Dom Roni-Dom Tss) : J’étais aussi un tiens et qui m’a marqué, c’est la nécessité de la for-
peu sceptique quant à l’intérêt de cette table ronde. Il mation et de l’information, la difficulté de la faire cir-
est toujours difficile d’imaginer ce qui peut se passer culer entre fabricant, distributeur, utilisateur. dernier
dans ce type de réunion. J’adresse un grand merci à point appréciable, c’est à la fois le professionnalisme
ma direction, d’avoir accédé à ma demande de partici- de l’organisation et la convivialité.
pation. J’ai beaucoup apprécié la qualité des échanges
et félicite tout le monde à cet effet. J’ai appris pas mal Daniel Attali (Capeb) : Je vous remercie déjà d’in-
de choses aujourd’hui. viter le représentant de la Capeb Grand Paris et de
permettre aux petites entreprises du bâtiment, de
Vianney Hamoir (Cofaq) : Je n’étais surtout pas s’exprimer face aux fabricants, aux représentants de
sceptique, mais quand même curieux parce que pour fabricants dont nous utilisons les produits au quo-
la Quofi c’est une première, j’ai eu l’occasion de par- tidien. Comme je le dis à chaque fois, les échanges
ticiper à des tables rondes négoce, car c’est une de sont riches, sans langue de bois, il y a peut-être des
mes préoccupations métier. Merci à vous tous, j’ai re- réserves qu’on peut comprendre, mais c’est vrai que
trouvé l’ambiance table ronde, apprécié le profession- je suis très heureux d’être là, car lorsque l’on est
nalisme de la préparation et de l’animation. Je retiens face aux distributeurs, aux vendeurs de comptoir,
pour ma part que notre monde ne sera jamais plus le on ne peut pas exprimer soit le contentement, soit
même, tout va changer, que l’on se rapproche dan- le mécontentement par rapport à un produit. Ici,
gereusement du mur à bien des égards. nous devons il est possible de se faire entendre sans ambages et
tous en être conscients. nul ne sait ce que sera l’ave-
nir de l’humanité. nous sommes face à un immense
défi et nous allons devoir nous adapter. dans cet
environnement assez chamboulé, il va nous apparte-
nir d’être attentif en tant que réseau de distribution,
d’apporter une valeur ajoutée dans la relation entre le
client utilisateur et l’industriel fabricant des produits.
nous sommes vraiment “wide open”, quel sera notre
métier demain, après-demain, difficile à dire, mais
nous y serons attentifs.
Pascal Blache (Taka Yaka) : J’étais content de venir
parce que c’est dans la continuité de mon objectif,
en France il manquait une voix artisan. J’avais be-
soin de parler aux industriels. le meilleur moyen de
les rencontrer c’est ce genre de réunion. Je peux pro-
poser une vision un peu différente, vous faire réagir
Bricomag N°241 60 DÉCEMBRE/JANVIER 2020