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table ronde
QUOFI
faut user de pouvoir de persuasion sans favoriser une
marque. Si l’on veut monter un projet, c’est ensemble
qu’il faut le faire. nous faisons partie d’une chaîne et
si un maillon est manquant, tout le monde est per-
dant. J’organise de temps en temps des formations
chez les fabricants, voire chez un distributeur avec
café-croissant et nous arrivons à avoir du monde,
mais surtout ce qui est important, c’est d’aller chez le
fabricant, et faire une visite d’usine.
Pascal Blache (Taka Yaka) : Je suis bien conscient
de toutes ces réalités. Mais avec la nouvelle géné-
ration, il va falloir penser à long terme pour mettre
en place des outils, les supports numériques pour la
formation, etc. C’est ce qui fonctionne le mieux parce
que disponible immédiatement. Pour une formation,
il vaut mieux investir sur le net que sur le physique.
Nicolas Gros (Bosch) : la visite d’usine, c’est génial,
mais il y a combien d’artisans en France et combien
peut-on faire de visites d’usine ? Ceci est un investis-
sement très difficilement rentable. actuellement le
seul qui peut être effectivement rentabilisé pour tou-
cher l’artisan, c’est au travers de la distribution.
Daniel Attali (Capeb) : Pour ces visites, j’ai du mal à
obtenir entre 10 et 15 personnes.
Pascal Blache (Taka Yaka) : a cet effet, il existe des
vidéos-reportages qui commencent à être réalisées,
permettant d’avoir accès sans déplacer les gens dans
l’usine.
Patrick Bilbault (Heller) : tu as raison sur les be-
soins qui nous obligent à adapter nos moyens de
communication. la possibilité de connexion à dis-
tance, de téléchargement et de recherche de produit
est déjà effective au sein d’Heller. Ces outils devien-
nent très performants et nous permettent d’assurer
une communication optimale sur les produits. les
nouveaux modes de communication nous permet-
tent d’innover en permanence. le numérique nous
oblige à avancer.
Chapitre 8 : Conclusion
Patrick Bilbault (Heller) : J’ai énormément apprécié
les échanges, leur qualité et je pense que la Quofi a
aussi besoin de ce type de communication. tout ceci
est un bon début, il doit y avoir une suite avec encore
plus d’acteurs de la distribution.
Philippe De Miribel (DomPro) : Merci d’avoir dé-
placé la date afin de me permettre d’être là. J’étais un
peu sceptique sur l’aspect bénéfique de ce genre de
manifestation où les discours sont en général, un peu
DÉCEMBRE/JANVIER 2020 59 Bricomag N°241