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table ronde
QUOFI
y a également toute la partie Quofi intégrée, où les lisation dans tout ce qui est industrie et tertiaire. Il
relations ne sont pas forcément les mêmes. nous y suffit de voir ce qui se passe aux États-Unis, sur des
avons des relations qui sont plus ou moins apaisées, gros chantiers où le maître d’œuvre va demander de
plus ou moins collaboratives, en fonction de l’histo- plus en plus souvent à avoir un projet applicable selon
rique, mais également en fonction de la typologie les principes du BIM et peut-être de disposer de plus
du client distributeur. Quoi qu’il en soit, nous avons en plus d’objets connectés au moment de la concep-
de plus en plus affaire à des gens qui se sont profes- tion du bâtiment. C’est là que se jouera notre rôle de
sionnalisés. Je pense qu’ils ont compris les enjeux de prescripteur. J’en profite pour interpeller également
demain, qu’ils soient un groupement d’indépendants les distributeurs Quofi sur tous ces gros projets, ce
ou d’intégrés. Je pense que nous sommes au début qu’on appelle dans notre jargon, les grands comptes.
d’une nouvelle ère. les enjeux qui nous attendent est-ce que vous y voyez un potentiel de croissance
sont gigantesques, les prochains seront écologiques, pour demain ? de toute façon, je pense que nous, fa-
sociaux et je crois que nous tous, autour de la table, bricants, devrons faire encore plus de prescriptions,
avons une vraie responsabilité. Ce modèle collabo- parce que les besoins seront tellement spécifiques
ratif est nécessaire, faute de quoi les marges vont qu’on n’aura pas le choix si nous voulons gagner les
continuer à s’éroder, car les prix vont encore baisser. appels d’offres. Ceci, à mon avis, constitue un des en-
Par exemple dans l’outillage électroportatif si nous jeux majeurs de la quincaillerie de demain.
voulons tous gagner de l’argent pour pouvoir réin-
vestir, il va falloir que nous travaillions de façon dif- Philippe Nantermoz (Legallais) : la distribution
férente avec les acteurs Quofi. nous sommes face à s’y intéresse, effectivement il y a une part assez
d’énormes machines type amazon, Kingfischer, adeo proche du BIM, dans les deux cas, ce sont forcé-
qui avancent très vite. C’est ce côté proximité, ce côté ment des solutions de demain. Sur l’objet connecté,
spécialisation, qui va apporter de la différenciation, nous avons eu beau les mettre au catalogue ou en
et fera l’adn des métiers de la Quofi demain, mais il showroom, ça ne sert à rien puisqu’en fait ce sont
faut que ça suive également sur le terrain pour ne pas des produits qui bien souvent sont prévus avec une
se faire déborder par ces acteurs qui ont une taille et installation. Je pense que la demande viendra dou-
une rapidité redoutable. cement, car c’est complexe. reste à certains de nos
fabricants à concevoir d’autres produits qui soient
Hugues Guyot (Spax France) : Chez nous ça se plus techniques, plus sécurisés et là peut-être que la
passe très bien, le produit reste au centre des dis- distribution s’y intéressera.
cussions et donc de l’humain, ce qui est une bonne l’autre partie, ce sont les grands comptes. nous ven-
chose, pourvu que ça dure. dons beaucoup de serrures connectées dans les en-
seignes du groupement eqip, tout particulièrement.
Les grands comptes, lorsque je prends le réseau Intégral ou notre départe-
une solution d’avenir ment spécialisé access chez legallais, nous sommes
sur des spécialistes qui ne font que du contrôle d’ac-
Nicolas Gros (Bosch) : Une remarque qui rejoint un cès et derrière le contrôle d’accès, vous avez finale-
peu notre discussion sur le bIM. a mon avis, il y a déjà ment des serrures connectées. Ce sont des produits
une forte tendance à l’harmonisation voire la norma- montés par des installateurs très spécialisés et par-
DÉCEMBRE/JANVIER 2020 55 Bricomag N°241