Page 160 - Chimie organique - cours de Pau 2- Brigitte Jamart
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Chapitre 6 ■ La détermination des structures


        • Le point d'ébullition (Eb, ou T.4), plus difficile à déterminer avec exactitude, et surtout variable
           avec la pression sous laquelle il est mesuré. Cette pression doit donc toujours être précisée lors-
           qu'on indique un point d'ébullition (elle s'exprime alors souvent en «mm de mercure», mmHg,
           bien que ce ne soit pas une unité officielle; 1 atm correspond à 760 mmHg).


        1 Exemple
           Eb,,, point d'ébullition mesuré sous 15 mm de mercure.

        • L'indice de réfraction (n), qui se mesure très facilement avec un « réfractomètre ». Il est fonction
           à la fois de la température et de la longueur d'onde (ou de la fréquence) de la lumière employée, qui
           doivent donc être précisées.


        1 Exemple
            2
           n i, indice mesuré à 20 'C, et avec la lumière de la raie D du spectre du sodium.
        • La densité (d) qui, pour un liquide, se définit comme le rapport de la masse d'un volume V de ce
           liquide à celle du même volume d'eau, prise à 4 °C. Sa mesure se ramène donc à la détermination
           de la masse d'un volume exactement connu du composé, dont la température peut être différente de
           4 °C et doit être précisée.


        1 Exemple
           d? densité du liquide à 20 C, par rapport à l'eau à 4 C.





        'oesion 6.D
           Un chimiste publie ainsi les constantes physiques qu'il a déterminées pour un composé qu'il a été
           le premier à préparer : F = l 2c; Eb = l 38, sC; n = 1,3 591. Ces renseignements sont-ils exploi-
           tables par un autre chimiste?




        6.5    CARACTÉRISATION CHIMIQUE

        L'identification d'un composé inconnu, ou la vérification d'une formule supposée, peuvent se pour-
        suivre par la mise en œuvre de procédés chimiques.


        6.5.1    Analyse fonctionnelle qualitative et quantitative

        Une série de tests chimiques, en présence de divers « réactifs », permet de connaître la fonction à
        laquelle appartient le composé (alcool, aldéhyde, cétone, amine, etc.).
           On peut également déterminer le nombre de groupements fonctionnels présents dans la molécule
        (par exemple, le nombre de doubles liaisons). Un tel dosage peut aussi constituer une mesure indirecte
        de la masse molaire. Ainsi, dans le cas d'un composé reconnu pour être un acide carboxylique, et dont
        1 g serait exactement neutralisé par 0,5 g de soude (soit 1/80 de mole), il ne pourrait s'agir que d'un
        monoacide de masse molaire 80, d'un diacide de masse molaire 160, etc., et d'autres critères peuvent
        permettre d'opter entre ces différentes hypothèses.






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