Page 125 - Traité de chimie thérapeutique 6 Médicaments antitumoraux
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5. ÉTHYLÈNE IMINES 81
tases à NADPH. Seuls 2 % de la dose administrée de AZ.Q sont récupérés dans les
urines.
2.5. MÉCANISME D'ACTION, PHARMACOLOGIE
Une suite de transformations est nécessaire pour exalter les propriétés alkylantes de la
diaziridinylquinone. La réduction de la quinone en semi-quinone puis en hydroqui-
none 25, par la capture successive de deux électrons, rompt la conjugaison de l'atome
d'azote avec le système acrylique, augmentant ainsi la basicité de l'azote de l'aziridine :
elle peut alors être protonée par l'hydrogène phénolique voisin ce qui augmente consi-
dérablement le potentiel électrophile des méthylènes de l'aziridine vis-à-vis de nucléo-
philes comme par exemple N de la désoxyguanidine de l'ADN.
Des mono et dialkylations sont possibles en diphénols 26 et 27. Leur oxydation ulté-
dGeL*
rieure en quinone est facilitée. En effet les fonctions amine secondaire de 26 et 27 sont
plus riches en électrons que les aziridines de 25.
0 0 , H - o
+2e + 2H \___ l ~ 1 R + Ge
6 6 d
R ~ ,fJ\/___)
o..._..;
25
dG = désoxyguanidin-7-yl
OH H OH
Gd~NY"( R
LN* R et/ou
1 ~dG
~ N Rv N~dG
R H
OH OH H
26 27
O
- 2e,-2H
"..a
%; Gd~NnR
0
H
R H Rv N~dG
0 0 H
28 29
Des analyses UV et masse peuvent mettre en évidence les intermédiaires de ces trans-
formations en particulier dans le cas de la diaziquone (R = NHCO,Et). L'implication de
réactions de transfert monoélectronique d'oxydoréduction est démontrée par le blocage
de ces transformations par utilisation de pièges à radicaux.