Page 189 - Traité de Chimie Thérapeutique 4 Médicaments en relation avec des systèmes hormonaux
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           4.2.  CARACTÉRISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES

                    Tableau 7 : Caractéristiques physico-chimiques de l'émiglitate
             N° d'enregistrement au Chemical Abstracts (CAS RN)  80879-63-6
             N° de Code Bayer                               BAYo1248
             formule brute                                  C17H25NO7
             Mr                                               355,4
                                       solubilités
             eau                                             soluble
             log P octanol/eau (calculé)                      0,82


           4.3.  PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
           Elles sont en tous points comparables à celles du miglitol avec une inhibition compéti­
           tive portant surtout sur la saccharase et la glucoamylase.
             Ki saccharase : 6,92.10-8 mol/l.
             Les résultats sur la diminution du pic d’hyperglycémie post-prandiale sont compa­
            rables à ceux du miglitol.

            4.4.  DONNÉES PHARMACOCINÉTIQUES
            L'émiglitate est bien absorbé et 45 minutes après une prise orale de 40 mg, le pic de
            concentration est de 80 pg/l avec une demi-vie de l'ordre de 6,7 h. Le composé est
            métabolisé avec hydrolyse de l'ester benzoïque en acide qui présente un Cmax de
            160 pg/l et un t1/2 de 4,5 h. L'élimination est urinaire : 3 % sous forme inchangée et
            25 % sous forme d'acide sont retrouvés.

            4.5.  ESSAIS CLINIQUES
            Les effets sont les mêmes qu'avec le miglitol mais bien que la durée d'action de l’émi-
            glitate soit nettement plus longue, il est moins puissant que son homologue pour la
            réduction de l'hyperglycémie suivant le repas. Il semble aussi moins bien toléré, son
            développement aurait été arrêté.


             5- AUTRES INHIBITEURS
             Dans la famille des dérivés de la nojirimycine, la firme Nippon Shinyaka étudie notam­
             ment des O-a-D-glucopyranosyl désoxynojirimycine N-substituées.
              Des tentatives sont aussi réalisées (Papandreou et al.) pour obtenir des analogues
            de transition dont le carbone anomérique est plan (figure 15) : amidoximes, amidra-
            zones, amidines...
              Pour les produits d'origine naturelle : la trestatine, isolée de cultures de
            Streptomyces dimorphogenes, (laboratoires Hoffmann-La Roche) est un complexe
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