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Rappelez-vous cependant : Le torticolis généré
lors de votre dernier déplacement par la mau-
vaise literie de votre hôtel a bel et bien freiné vos
capacités intellectuelles pendant quelques jours,
tout occupé qu’était votre esprit à vous empêcher
de tourner la tête… N’est-ce pas chose du même
ordre ? Ignorons-nous donc que les gestes répétitifs
génèrent des TMS ? Que le port répété de charges
lourdes conduit à des lombalgies ? Plus sour-
nois, que le bruit dans un open space mal conçu
entraîne un niveau important de déconcentration
et la réduction des capacités de réflexion ? Plus insi-
dieux encore, qu’une charge mentale permanente,
qu’une pression continue et trop forte sur les délais,
qu’un surcroit de travail mal géré, qu’un manque de
sens dans son travail… aboutissent à des burn-out,
des arrêts de travail ?
TMS, lombalgie, déconcentration, réduction des
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capacités de réflexion, burn-out, arrêt de travail…
permettraient-ils d’atteindre la qualité de travail
attendue ? La réponse semble évidente…
Et cette qualité de la vie au travail dont on entend
tant parler aujourd’hui, n’est-ce pas seulement
une idée qui s’apparente à ce que nos ainés appe-
laient l’ergonomie ? Mais une ergonomie poussée à
360°et qui ne s’intéresserait pas seulement à la rela-
tion-homme machine mais également à la relation
homme-processus, homme-client, homme-col-
lègue, homme-ligne managériale, homme-espace
de travail,… dans le fond, tout ce qui fait l’essence
de cette chronique que je tiens depuis 3 ans.
Alors, si vous ne souhaitez pas pousser cette
réflexion sur la qualité de la vie au travail, essayez
sans… . Mais vous passerez à côté d’une des condi-
tions essentielles du fameux « bonheur au travail »
et de ses répercussions économiques très positives
comme le souligne Joseph Stiglitz. De mon côté, je
continuerai à dire : Libérez le bien-être au travail ! !