Page 135 - Chimie organique - cours de Pau 2- Brigitte Jamart
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Partie 1 ■ Chimie organique générale


                 Exemple
                                                li+    li-         +
                                         CH, CH, CI-CH, CH,+ CI:

                  Le doublet de la liaison rompue demeure sur l'atome le plus électronégatif de sorte que le carbone
                 chargé possède une case vide.
        °        Le carbone d'un carbocation n'étant entouré que de trois doublets, les trois liaisons qu'il forme

        hap. 2,  sont coplanaires.
        § 2.2
               b) Stabilité des carbanions et carbocations

               Carbanions et carbocations sont habituellement des intermédiaires instables, dont la durée de vie est
               très courte. Cependant ils manifestent des différences importantes de stabilité, selon la nature des
        2      atomes ou des groupes a, b, c qui entourent le carbone chargé. En particulier, leur stabilité est d'autant

        chap. 4,  plus grande quel' entourage du carbone chargé peut assurer une dispersion ou une délocalisation de la
        § 4.3.2  charge, par effet inductif ou mésomère.
       et page 93
                 Ainsi, un carbocation est d'autant plus stable que le carbone positif est entouré d'un plus grand
               nombre de groupes alkyles (tableau 5.1).
                 Bien entendu, la charge globale d'un carbocation reste égale à+ 1 quelle que soit sa structure. Mais
               dans un carbocation tertiaire les trois doublets qui entourent le carbone central se rapprochent de lui et
               sa charge se trouve diminuée, cependant que les trois carbones qui lui sont liés deviennent légèrement
               déficitaires. La charge totale se trouve donc partiellement dispersée sur quatre atomes, au lieu d'être
               portée entièrement par un seul. Cet effet est moins important s'il n'y a que deux groupes alkyles liés
               au carbone central, et encore moins s'il n'y en a qu'un.



                Il est important de retenir qu'un cation est d'autant plus stable qu'il est substitué par des groupes
                alkyles. On a alors tendance à considérer un groupe alkyle comme « donneur d'électron» capable de
                stabiliser le carbocation par effet inductif donneur. L'explication est en fait plus complexe et repose
                sur le phénomène d'hypercorjugaison qui dépasse le cadre de ce chapitre (voir 26. l. l .d).




                Inversement, l'effet inductif répulsif des groupes alkyles défavorise un carbanion tertiaire par rapport
                à un carbanion primaire, car il tend au contraire à accroître la charge négative du carbone porteur du
                doublet libre. Par contre, un substituant attracteur (comme F dans CF, CH3, par exemple) exerce un
                effet favorable à la stabilité, en dispersant la charge négative.



                 La résonance, dans un carbocation ou dans un carbanion, peut être également un important facteur
               de stabilisation, comme dans les exemples suivants :

                                       +            +
                    CH, CH=CH CH,- CH, CH CH=CH,                      Ou

                    CH C HCC H,-CH C H=C C H,                         Ou
                       3         Il     3      3         I      3
                                O                       O

                 Enfin, des facteurs géométriques peuvent également intervenir dans la stabilité des carbanions et
               des carbocations. En particulier, la plus grande stabilité des carbocations tertiaires provient en partie
               de la «décompression » qui accompagne le passage d'une structure tétraédrique à une structure copla-
               naire, au moment de la rupture hétérolytique (RXR' +X).




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